Le supermarch

mar, mar 8, 2005

French

…lorsque sonne mon cellulaire : il est G., mon ami journaliste qui travaille ? “L?urlo della Marsica”, quotidien ind?pendant. “Salut. Sais-tu la derni?re d?escrime ? Tout le monde en parle : ils lui font un contrat de quatre ans, plus une brouett?e d’euro l’an!” La bouteille me glisse de la main et se brise au sol : ? Bitte ? je pense. A l?instant un enfant se d?tache de sa m?re et d?cide de se lancer vers le comptoir des biscuits ? la Nutella. Il s??lance, mais il glisse sur huile, qu?entre-temps s?est ?largi ? former une flaque circulaire. L?enfant entre en takle gliss?, en jeu dangereux, ? la base de la grande pile de bouteilles de huile, qu?ils tombent en succession. Le verre explose: on dirait de une mitrailleuse. Beaucoup des litres de tr?s mauvais extravergine envahissent le supermarch?. Le visage de l?enfant se transforme : il est une masque de sang. Un fragment de verre lui sort de l??il. Il sourit, toutefois: il l?? fait sans raison. Je reste immobile, avec le cellulaire en main comme un h?b?te, pendant que j’assiste ? l’arriv?e sur le lac huileux d’une grasse madame distraite, tr?s distraite par l’?tag?re de biscuits pour voir o? elle met ses pieds. La balle de lard se aper?oit du danger, lorsque il ?tait d?j? trop tard. Ses pieds tr?s enfl?s, comprim?s en deux babouches rouges, se posent sur huile. Elle se d?bat en lancer en air sac et corbeille de la d?pense. Elle cherche pour quelque seconde ? ne pas tomber ? en arri?re. J’ai un flash: elle semble une girl qui danse le cancan. Nous y sommes : le tas de chair et de gras tombe sur huile et sur les pi?ces de verre avec un bruit sourd, en soulevant des taches et des ?clats sur les autres clients et sur l’enfant, qui est ? terre ? cote. Il cherche ? se relever, de faire levier sur ses mains, mais il obtient seulement l’effet de rouler sur si m?me, en se trempant dans le liquide visqueux comme un ?norme croquette, en se procurant des de coupes par dizaines. ? la fin, il glisse encore et reste l?, immobile, couch? sur le dos, comme un cafard, avec je du huile sur ses cheveux et du sang qui les coule par nombreuses blessures. Maintenant, sa bouche s’ouvre, s’?largit, se d?forme par un hurle tr?s aigu : tout le monde s’arr?te. Personne on bouge. Pas un mot. Tout le monde est ? bouche b?e.
Je sens une voix qui sort du cellulaire toujours dans ma main: c?est mon ami: “…e, s’ils lui r?voque en avance, ils continuent ? lui donner le traitement pour un an…!”
Je ne nous tourne plus, dans ce supermarch?.
Plus jamais.




Condividi questo articolo

Share